Lecture

1)
La philosophie de nos jours, souffre de bien des maux, pour ne pas dire d'elle qu'elle souffre de bien des déviances et pour ne pas céder d'entrée de jeu à une jolie contradiction performative, je veillerai à ne pas critiquer en les nommant, ceux qui la maltraitent à ce point, en me montrant ainsi critique à mon tour, pour veiller par ce recours à ne pas faire que cette faiblesse, humaine trop humaine, qui les conditionne à procéder de la sorte, ne devienne la mienne.
Malgré tout, sans vous désigner vraiment, ceux qui se laissent aller à de telles dérives, pour être à la fois plus vus que les autres et vendre en proportion plus de livres encore, je vous inviterai à être méfiant, car il y à danger. Dans ces discours se logent de façon inconsciente souvent, ce désir de retenir chez les autres cette attention, qui vous vaut lorsque vous l'obtenez, au nom de l'importance qu'elle paraît vous délivrer, comme un supplément d'existence, comme l'on s'accrocherait, au nom de cette autre chute qui nous concerne tous et nous entraîne vers le néant, à toutes les branches possibles, quitte à les inventer.
La philosophie n'est pas une thérapie, plus encore celle que je pratique, elle, n'est pas faite pour que vous vous sentiez mieux, n'est pas faite non plus, pour que vous vous sentiez moins bien, positionnée au devant de ce qu'elle avance, elle s'avère sans haine et en simultané sans pitié, elle vous ordonne plus qu'elle vous invite à composer avec cette réalité supérieure, sur laquelle en l'occurrence, toutes nos interprétations reposent.
Celle à laquelle je me range, celle qui me permet par définition de me dire philosophe, détient d'avantage l'allure d'un sergent major, on ne discute pas ses ordres, ce qu'elle nous signifie n'est pas négociable.
S'adapter n'est pas choisir, tout en détenant paradoxalement la possibilité de passer outre, ce qui en terme de réaction n'est pas semblable. Car ce pseudo choix alors, se distingue par une volonté souvent inconsciente de réfuter un certain cahier des charges, de préférer se vouloir à contre courant, pour s'opposer au sens prescrit par cette autre rivière là, sans paraître se rendre compte, que les prérogatives mises en avant au fil de ces résolutions pour leur donner corps, promettent des finalités à l'image de ce pourquoi on les à voulues.
Soit vous vous référez à ce que vous présente la réalité et vous vous composez en veillant à vous maintenir au sein de ce qu'elle vous indique, soit vous vous risquez à lui imposer votre réalité, mais en conservant à l'esprit que cette réalité là sera toujours tributaire de celle que vous aurait réfutée et qui pourtant la soutient et la permet
Si demain l'espèce humaine, sans disparaître vraiment, ne pouvait plus assurer l'entretien de ce monde qui est exclusivement le sien, est qu'elle juge plus réel que la réalité elle même, la réalité de base, celle qui nous sert de fondations, reprendrait ses droits.
Je suis rattachée à ce qui est, dans son expression, fondamentalement est de façon absolue, c'est la réalité qui même le bal est celle-ci s'assoit sur une donnée incompressible nous concernant, du moins pour l'instant, qu'elle vous indispose plus ou moins, et qui nous rappelle que nous sommes promis à vieillir et à mourir.
Il n'existe pas à notre égard de réalité nous concernant aux influences plus grandes.
Souvent à ce sujet j'entends comme première réponse, formulée de façon quasi épidermique, comme un autre réflexe de survie, accompagnée à la fois d'un trait symptomatique de mauvaise humeur, me prétendant alors, que l'on ne peut songer en permanence, au fait que nous allons, justement vieillir et mourir.
Sage précaution, je suis tout à fait disposé à l'admettre, mais attention, comme je l'ai écris, mille fois, il n'y à pas de tendance en ce monde qu'on épouse, sans qu'elles vous épousent elles en proportion et plus elles prennent par ce processus de place en vous, plus elles vous semblent prépondérantes et plus elle vous semblent prépondérantes, plus elles prennent de place en vous.
Ainsi, si pour notre confort existentielle, il peut être préférable de ne pas avoir en tête sans interruption, notre décrépitude physique, avec ses conséquences, comme notre disparition, il n'est pas plus raisonnable, trop motivé par ces mêmes intentions, voulant qu'on ne s’encombre pas l'esprit avec ces données là, de veiller, jusqu'à ce que ces manières, jusqu'à ce que ces tendances à ce point instituées, générations après générations en deviennent inconscientes, à oublier carrément, que nous sommes promis à vieillir et à mourir et à oublier en simultané la réalité première qui forcément s'y rattache, jusqu'à privilégier, comme un fait entendu, ce que l'on préfère, avec ces histoires et ces décors qui le conforte, à ce qui est, pour des fondamentaux qui ne sont que des dérivatifs et qui ne font donc que les histoires et les décors qui les valident, ne sont que des histoires et des décors.
2/
Voila pourquoi je me suis permis d'intituler ma philosophie, philosophie du réel, en ayant à l'esprit que le réel, par définition n'a pas de philosophie pré établie.
Le hasard, si vous en doutez, à chaque seconde en témoigne, les schémas dans cette dimension, ne paraissent pas advenir pour être explicitement respecter, les naissances quelles qu'elles soient, laissent entrevoir, comme par définition, selon un systématisme la aussi sans merci, une sorte de remise en cause, de mise en danger, peut être synonyme qui sait, de défi à relever.
Si le réel fonctionnait selon des critères contraires, posés, définitifs, sures, il suffirait d'intégrer une bonne fois pour toutes ses manières et de leur emboiter le pas.
Se serait alors faire abstraction du hasard et de sa manie à insérer dans ce qui semble entendu, réglé de façon définitive, quelques grains de sable, comme pour redistribuer les cartes.
Le réel affiche une sorte de permanence paradoxale qui ne saurait en être une et si nous nous permettons malgré tout de lui en considérer une, digne de ce nom, quasi immuable, c'est uniquement parce que la durée de ce qui semble établi ici bas, comme autour de nous, sur lequel tout ce que nous sommes repose, est un million de fois plus conséquente, que les quelques années que notre sort nous délivre pour tenter d'exister.
Nous ne sommes pas à l’abri de quelques désordres, le soleil pourrait se laisser aller à des déréglements qui modifieraient ces conditions primordiales par lesquelles seulement nous pouvons vivre, une météorite, comme cela s'est déjà produit, pourrait à son tour taper du poing sur la table et remettre en cause une pseudo organisation à priori bien huilée. Sur notre sol même quelques tremblements de terre pourraient être la cause de bouleversements irréversibles, sans parler d’éventuelles irruptions volcaniques, comme de sécheresses sans nom, de refroidissements tout aussi dévastateurs ou d'ouragans mettant à mal les habitudes prises.
La réalité paradoxalement là encore est une donnée changeante, moins expédiée en régle générale, sauf imprévu majeur, que le rythme que nos vies empruntent pour se dérouler. La réalité incarne une mobilité qui ne se contente pas d'être en mouvement, mais qui pour ne pas avoir de cap défini par avance, peut à tout instant, virer de bord , ses destinations ne sont que des avancées obligatoires, dans le sens ou tout plan fixe dans notre dimension, selon cet impératif là, s'avère impossible. Ici comme ailleurs, tout progresse en priorité pour se voir refuser la moindre immobilité.
Ainsi motive-t'elle par défaut, sans qu'on puisse savoir si ces façons sont l'expression d'un plan voulu par un Quelqu'un éventuel, à ce qu'on prévoit surtout à ne pas trop prévoir, à ce que qu'on se montre quant à nos options plus monade que sédentaire, pour conserver intact nos capacités non de réactions, mais plus encore de remises en cause, parfois intégrales; à ce qu'on veille aussi à ce que nos entreprises, soient de celles qui expriment une vraie faculté à chevaucher ces vagues que le hasard nous impose, plus qu'à leur faire barrage, plus qu'à éléver des murs pour masquer leur signification.
Ma philosophie du réel est ainsi une mise en garde, non seulement nous désirons tout au contraire prévoir, mais cette volonté semble parmi toutes celles qui nous animent la première d'entre toute.
Nos besoins de sécurité par leur rigidité affiche de notre part une imprudence chronique équivalente.
Nos options ainsi mises en pratique, constatables nous rassurent tout en nous mettant en danger. Plus vous veiller à vous protéger du froid ou de la faim, plus vous amoindrissez en vous, vos facultés éventuelles à pouvoir leur résister, si demain ces deux fléaux devenaient d'actualité, plus alors vous les rédouter et plus appeurés par leurs menaces, vous veillez à vous en préserver plus encore.
La réalité qui nous touche sur le sol de cette planète, fondamentalement repose sur des critères déjà changeant et qui eux, de surcroît, au delà de leur précarité, ne tiennent aucun compte des nôtres, qui leur sont totalement par dessus le marché dépendant.
Formulé autrement ce que nous avons institués n'est pas, comme certains le prétendent qu'un château de sable, si le château de sable en question existe bel et bien, nous sommes la tour rafistolée tout à son sommet.
Toutes nos organisations, ne possédent pas pour contrecarrer la mobilité incessante de la réalité des fondations par nature antisismiques.
Nos constructions quelles qu'elles soient, expriment un pouvoir malencontreux d'amplification à l'égard d'une précarité originelle déjà en place, instaurée par la réalité elle même. Nous sommes l'incarnation par nos traductions qu'elles soient composées d'actes ou de paroles, puissance mille, de ce provisoire de base, comme réalité première de ce monde. Paradoxalement à vouloir dissimuler de façon quasi maladive, les faits que nous allions vieillir et mourir, entrainé la aussi, par ces tendances qui vous épousent en vous incitant à la fois à les épouser plus encore, cette dissimulation nous à éloigné de la réalité, comme de sa propre réalité et motivé par d'autres soucis de protection, nous nous sommes ainsi rendus fragiles à tous les vents.
Notre modernité, derrière des manières plus feutrées que celles de nos aieux, dissimulent à peine cette fragilité notoire qui nous distingue et qui se rappelle à nous sous la forme d'une interrogation. Les conditions qui nous valent d'être aimables malmenées, quel tempérament alors laisserions nous entrevoir. Ne deviendrions nous pas, plus sauvages et cruels que ceux qu'ils nous prend de juger comme tel.
Comme je le sous entendais quelques lignes plus haut, cette chape de plomb tombant d'autant plus lourdement sur ce qui semble plus évoluer que la moyenne, au nom de ce qu'il à perdre, en fonction des gains, tous confondus que ses capacités supérieures lui octroient, apparaît comme un défi qui vous terrasse d'entrée de jeu, s'il vous prend de ne pas le relever.
Ici comme ailleurs sans doute, règne une animosité, qui vous déclare la guerre pour que vous deveniez plus que ce que vous êtes et si vous opposez à cette virulence extrême, un éventuel désir de camouflage, un refus de combattre, là aussi, sans pitié et sans haine, cet ennemi d'un autre genre vous balaie, pour ne pas vous juger, sans qu'il y est jugement pour autant, comme nous l'entendons nous à ce propos, digne de ce que cette déclaration de guerre là vous promet.
S'il est nécessaire de survivre pour s'espérer au final plus fort, respirer encore ici bas n'est pas suffisant, faut-il détenir en soi un désir permanent de lutte à l'égard de surcroît d'un combat, pour l'instant, perdu d'avance.
3/
Évidemment il est compliqué d'admettre que nos agissements et leurs traductions évoluent en dehors de la réalité. Pour s'en rendre compte il faut prendre ces deux réalités là, dans un ordre nous offrant de considérer laquelle des deux, en l'occurrence permet l'autre.
Pour s'en rendre compte aussi, les dégradations que nous générons à l'égard de notre environnement naturel, témoignent de cet écart, entre ce que nous voulons comme réel est ce réel de base qui nous à permis, cette réalité d'origine, de laquelle nous provenons, ne se reconnait plus dans nos agissements;
Nul ne peut contester notre intelligence, comme la puissance de notre entendement, moins encore notre ingéniosité et cet état de fait rend par définition plus étonnant encore, notre inadaptation à la réalité.
Ils sont rares ceux qui s'étonnent du fait que deux évolutions humaines générales se sont distinguées dans notre histoire, l'une consistant à s'abstenir quasiment de tout progrés, en collant à ce que la nature lui préconise sans y déroger, l'autre en interprétant les bulldozers, dans le sens propre du terme, quitte à mettre en péril cette matrice fondamentale à partir de laquelle seule, la vie humaine demeure possible.
Aucune société humaine n'est réellement parvenue à réaliser de véritables avancées techniques, non seulement en préservant son environnement, mais plus encore en veillant à le rendre plus riche qu'il n'était à l'origine. Pourquoi il semble vendu d'avance, qu'il soit impossible de combiner, tout d'abord progrés et entretien de la nature et plus encore, progrés scientifiques tous confondus et progrés, pour être entretenue jusqu'à la faire fertile, de dame nature.
Nous n'avons pas su progresser en veillant à emboiter le pas à cette continuité proposée par la réalité, notre progression, est avant tout avec cette base primordiale, synonyme de rupture, sans qu'il s'agisse de surcroît d'une prise d'indépendance, ce qui rend notre position actuelle plus précaire.
Car toute indépendance, doit passer par une autonomie proportionnelle, sinon la prise de distance qui est susceptible de laisser penser à une émancipation de ce genre n'est alors plus qu'un parasitage. On puise dans ce à quoi on doit se référer en priorité pour évoluer, ce nécessaire pour fonctionner à sa guise, sans s’aménager d'un bord cette indépendance véritable qui vous permet d'être à vous mêmes vos propres fondations, tout en dégradant de l'autre bord, sévèrement, ce qui vous autorise ainsi à faire un temps durant à votre tête.
Dans nos manières se loge un vice de fonctionnement, qui des le début nous à conditionner à évoluer de travers.
On me rétorquera qu'on assiste à une prise de conscience grandissante, peut être, mais cette pseudo volonté est inspirée par un désir avant tout de correction et on ne peut comparer ces deux parcours éventuels, notamment au niveau de leur chance de réussite, lorsque l'un évolue correctement pour avoir bénéficié depuis ses débuts d'une démarche exacte, pendant que l'autre, s'épuise à courir après le score, à corriger le tir, à modifier son propre comportement, sans avoir réellement pour le faire cet enseignement de départ, qui vous épargne de devoir vous tromper pour parvenir, un tant soit peu, à la suite de ces échecs successifs, à comprendre, toujours par défaut, voir toujours trop tard.
Mais avant de vous décrire en quelques mots ses effets, j'aimerai dégager de ce que j'avance toutes interprétations rattachées à un bien ou un mal éventuel. Je pense qu'il faut nous analyser en veillant avant toutes conclusions, à s'éloigner de ces jugements de valeurs qui nous aveuglent. Le danger étant pour s'être abandonné à ces verdict là, d'être focalisé à ce point sur des soi disant coupables, qu'en les désignant de la sorte, on à la fois l'impression d'avoir à nos problèmes, ceux qui nous ont valus d'accuser certains de nos semblables, jusqu'à les condamner, à travers ces fameuses sentences, dégoté des solutions équivalentes, ce qui ne peut être le cas.
Ce qui ne peut être le cas à ce point, que par ces méthodes, de nouveaux problèmes sont rajoutés à ceux qui nous ont valus d'interpréter les juges, incarnés en l'occurrence, par ces quelques uns, considérés comme coupables et qui ne sont en définitive que coupables d'être ce qu'ils sont. Car il n'est pas compliqué de s'imaginer d'abord au sein d'un vécu semblable au leur et de concevoir alors sans tricher, nos réactions éventuelles, jusqu'à constater parfois qu'elles ne seraient pas alors plus glorieuses que celles manifestées par ces quelques uns là, comme il n'est pas interdit, même si la démarche est plus complexe, de tenter quelques instants durant de troquer leur esprit afin qu'il remplace le notre et de découvrir alors, saisi comme par un automatisme cruel, qu'il devient impossible, en étant de ce genre là, confronté à de telles circonstances, de ne pas s'égarer à ce point.
Nos condamnations sont des raccourcis empruntés par ceux qui ne peuvent pas comprendre, ou qui ne veulent pas comprendre, ou qui exploitent des parcours de vie particulièrement compliqués, voués à des finalités désastreuses, pour se dire, un usant de ces comparaisons faciles qui le permettent, banalement meilleur. Mais la aussi, il faut veiller à l'égard de ces récupérations à ne pas juger, parfois trop malmené par une existence au périple ingrat, à défaut de pouvoir se dire bon, on tente, en désespoir de cause, par contraste, en utilisant les quelques travers de ces quelques uns là, moins bien lotis encore que ce que vous êtes, de se prétendre alors moins mauvais, moins mauvais pour parvenir au mieux à se dire meilleur, à soi comme aux autres.
Un être humain ne peut vivre, sans museler de façon définitive en soi, cette volonté consistant coûte que coûte à vouloir exister, car exister n'est pas vivre seulement.
Et, lorsqu'il y à renoncement à ce sujet, lorsqu'à ce propos les gants sont jetés, se dissimule à travers cette décision là, l'envie de discréditer, pour ne plus en avoir le courage, ceux qui malgré des handicaps grandissant, l'âge venant, entretiennent cet acharnement à vouloir quand même devenir quelqu'un.
4/
Il est bien évidemment compliqué de remettre en cause des fondements, qui le sont à ce point qu'ils nous ont constitués.
Nos approches touchant à la politique en témoigne, en exprimant des politiques d'accusation plus que des politiques d'opposition.
Il n'y à pas chez l'être humain d'agressivité, sans que ces manisfestations ne nous avertissent que ceux qui nous en font part, ne vont pas bien. Le pire étant, que ces malaises ne soient plus à force d'habitude reconnus comme tel, que l'on juge comme normal qu'un être humain réagisse ainsi, qu'on parle même à ce propos de nature, pire encore, en fonction des fondamentaux qui ordonnent nos sociétés et qui s'inspirent de cette même agressivité jusqu'à la réclamer, qu'on veille, paradoxalement, à ce que les êtres humains aillent mal, afin qu'au nom des critères qui nous régissent, ils en deviennent ainsi fonctionnels, juqu'à parler à ce propos carrément d'adaptation.
Nos systémes s'étant conçus à partir d'un état de nous mauvais, il nous faut, pour être en adéquation avec ce que requièrent ses principes, nous vouloir en mauvais état.
Une politique digne de ce nom, devrait se cantonner à être, une politique de propositions, tellement multiples et variée, que chacun y trouverait son compte, en veillant à ce que ces offres soient imaginées à leur tout départ, comme des parades incapable de causer soucis à quiconque.
Un politique digne de ce nom devrait être le prolongement de cette réalité qui nous à permis, une continuité inventive susceptible de composer avec cette même base, pour mieux nous enrichir, tout en l'enrichissant elle.
Quel élément à fait que nous sommes incompatible à ce point avec ce qui nous est paradoxalement indispensable.
Une politique digne de ce nom, devrait s'inspirer de cette réalité fondatrice qui nous à mise au monde, au point de veiller en l'employant à renforcer ses fondamentaux, pour que ses assises par rapport à notre élévation, sachent toujours mieux nous supporter.
Le plus surprenant quant à cette éventualité politique est qu'elle est d'entrée de jeu taxée d'utopie, on veille en toute urgence à la tuer dans l’œuf, sans doute parce qu'on pressent à son égard, qu'elle pourrait à l'image d'un miroir, mettre en avant nos dysfonctionnements de base est nul, votre serviteur y compris, n'apprécie guère d'être remis en cause à ce point, qu'on pourrait poser le doigt, sur ce qui nous conditionne à agir ainsi, qu'on pourrait être confronté à cette torpeur originelle à qui l'on doit toutes ces trajectoires bizarroïdes, nous qui rapidement avons été terorisé par cette peur là, puis par la peur de cette même peur, puis par la peur de la peur de cette peur encore et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'elle nous occupe, jusqu'à nous composer aujourd'hui de A jusqu'à Z, jusqu'à ce que nous la ressentions à présent, sans savoir même que nous la ressentons, sans pour autant l'indentifier et encore moins en reconnaître la source.
Pourtant sans cette prise de conscience absolue, rien ne nous est possible.
Mais cette démarche, consistant à montrer du doigt nos impairs est tellement compliquée, qu'on ne peut la décrire, sans risquer de tomber à son tour, dans ses propres travers.
Son animosité est contagieuse par principe.
Nietzsche en est une parfaite incarnation, lui qui se voulait par delà bien et mal, ne parvint pas malgré son génie à ne pas se faire accusateur à son tour et cette virulence qui s'en suivit et qu'il manifesta, épousée par ceux qu'il désirait paradoxalement combattre, produisit, en son nom, bien des dégâts.
Cette façon désastreuse à laquelle nous avons concédé tant de crédit est difficile à négocier à un tel niveau, que nombre de grands esprits, s'y sont cassés les dents, en voulant banalement s'y opposer et en se retrouvant par cette position, à user de cette même agressivité vous incitant à votre insu au final à vous abandonner à ces mêmes recours que vous contestiez pourtant.
Comment être contre en ce monde, sans s'opposer, sans dénoncer vaste et troublante question.
Pire encore, en ce monde comment bénéficier pour ses conceptions, un minimum d'influence, sans s'opposer par définition à ce qui les discréditent et cette hache de guerre alors déterrée, comment ne pas être emporté pas ces nécessités épuisantes de luttes incessantes, qui nous motivent, à déconstruire ce que les autres ont conçus afin que nos réalisations trouvent leur place, pendant que ces mêmes là, à notre encontre, détricotent à leur tour, nos avançées pour délivrer aux leurs l'espace nécessaire.
Cette virulence, celle qui nous conduit à juger et à condamner, au delà de ces droits éventuels que nous ne détenons pas pour nous autoriser ces conclusions au combien vindicatives, au delà de ces moyens que nous ne détenons pas non plus pour nous permettre la moindre sentence, cette virulence là, nous pousse pour tenter un tant soit peu de la contenir à employer ses propres procédés, c'est à dire à céder à ses propres principes.
A l'image de la guerre qui est la pire des solutions, au point qu'elle ne saurait en être une et qui s'impose à vous, pour canaliser des êtres humains égarés, qui ne sauraient être contenus autrement.
La guerre n'étant pour l'espèce humaine qu'un diagnostique inquiètant, laissant entrevoir une grave anomalie, semblable à celle qui occuppe certains d'entre nous, en les poussant à s'imposer à eux mêmes des sévisses cruels, pouvant les conduire parfois jusqu'au suicide.
Nos travers collectifs sont de même nature que pour ces individus la, autant de sévisses cruels, pouvant à notre tour, de façon générale et globale, nous conduire aussi au suicide.
Nos armes de destructions massives à ce propos, hélas en témoignent.
A l'image aussi de ces partis politiques, qui sans qu'on sache vraiment si ceux qui épousent leurs fondements ont conscience des principes auxquels ils cèdent et qui expriment une pseudo affection quelle qu'elle soit, qui puise sa source dans une aversion contraire, qui paradoxalement la permet.
Ainsi aime-t'on les Français soi disant, pour légitimer surtout cette réprobation quasi systématique suscitée, par ceux qu'on considère comme des étrangers, ainsi, aussi aime-t'on selon une même méthode, les pauvres soi disant, pour avoir surtout à l'égard des possédants une aversion quasi épidermique.
Ce recours est étonnant, car il est à ce point puissant, que l’animosité qui le justifie est à l'origine même d'une affection qui ne saurait, selon ce procédé, par définition en être une.
Formulé autrement, on se devrait d'aimer les Français sans détester pour autant les étrangers et aimer les pauvres, sans détester la aussi ceux qui en l'occurrence ne le sont pas.
L'amour devrait par définition se suffire à lui même, à moins que l'amour, tout banalement ne soit pas, allez savoir, qu'il ne soit à son tour qu'un paravent, un genre particulièrement apprécié, au service à nouveau de ces histoires et de ces décors qui nous aident à regarder ailleurs et qu'il nous soit possible seulement, en usant pour que nous le ressentions, à son tout départ, d'une aversion proportionnelle diamétralement contraire à ce qu'il est censé signifier et qui alors le génère.
Mais il s'agit là d'un autre sujet.
Non seulement en vous risquant à cet exercice vous marchez sur des œufs, mais ces œufs sont pourris.
Partez à la guerre sans fusil, parce que vous êtes convaincu que de tuer, ceux qui s'opposent à vous de la sorte, sans réels fondements, exprime une absurdité absolue. Parce que vous êtes convaincu, aussi qu'un tuant de la sorte, vous vous assassinerez vous en proportion.
Mais alors, attendez vous à tomber des le premier assaut est ainsi en mourant de façon aussi expéditive, par l'exemple donné, à légitimer ceux qui préconisent, pour préserver la vie soi disant, de préserver par répercussion la mort, un contraire à nouveau.
Puis par opposition à ce premier choix, partez à la guerre, en désirant vouloir en revenir, jusqu'à ne plus vous sentir de façon générale concerné, par ce à quoi vous consentez pourtant.
Même si vous regagnez un jour vos pénates, ce à quoi vous aurait cédé vous aura ou changé ou révélé comme il valait mieux en l'occurrence vous en abstenir, que ce même vous là, à vous même et aux autres, risque d'incarner ce genre d’infréquentable dont on ne sait plus se défaire, vous deviendrez pour vous même une pente incessante à remonter et toujours plus raide l'âge venant, vos forces manquantes la faisant plus savonneuse et plus désespérante en proportion et pour ne pas vous aimer à ce point, ou en vous aimant comme vous ne vous le devez pas, par rapport à ce que vous signifier, n'espérez pas selon une équivalence assassinne, aimer ceux que le hasard vous proposera.
Malgré nos efforts parfois consistant à l'oublier, notre mémoire elle, puisqu'il s'agit d'elle ne nous oublie pas.
Vous aimerez sans que vous vous en rendiez concrétement compte, ceux qui rendront grâce à ce mépris, inconscient, que vous ressentez et que vous n'avez de cesse d'entretenir à votre propre égard.
Question existe-t'il une parade possible à cet imbroglio, incarnons nous à ce point, une sorte de phase terminale grandeur nature, nocive à un tel degré, qu'elle contamine, forcément ceux qui se frotte à ce qu'elle signifie, qu'elle contamine aussi ceux qui s'y oppose, qu'elle contamine enfin, même ceux qui veillent à se maintenir à distance.
5/
Nous évoluons à présent et depuis belle lurette, au sein de paravents, chargés de rendre gorge à cette réalité fondamentale avec laquelle nous ne savons guère composer et qui nous affirme que nous sommes promis à vieillir et à mourir.
Peu importe le probléme qui se présente à vous, si pour le régler vous retenez de lui, seulement ce qu'il vous plaît de croire à son sujet, au détriment de ce qui le compose vraiment, n’espérez pas seulement le régler, mais attendez vous, non à ce qu'il s'accroisse en tant que tel, mais à ce qu'il devienne plus nocif encore, en exploitant vos interprétations arrangées, d'abord pour les avoir permises, puis en se diluant dans vos manières, jusqu'à ce que vous ne reconnaissiez plus les siennes propres à travers vos façons.
Attendez vous à ce que votre incapacité à pouvoir et savoir lui faire front vous pervertisse. Attendez vous au final à ce qu'il vous occupe d'autant plus que vous n'aurez pas conscience que vos échappatoires à son propos, ont formatées à votre insu votre identité.
Vos impressions de progrés, d'avancées ne seront en définitive que l'expression d'une fuite entretenue à plein temps et non reconnue comme telle.
Ainsi ce soucis premier, absolu que notre mort nous inflige n'est plus exactement détectable à travers la mort elle même, et sa signification première, mais à travers nos attitudes qui se sont constituées par répercussions, justement à partir de ce que notre finitude nous impose et la première conséquence constatée à travers ce déni de base et non seulement nos aptitudes à ne pas savoir tenir compte de ce qui est, mais celles en plus, à ajouter à ces facultés là, contre productives par excellence, des décors pour qu'elles soient sans cesse moins sujet à caution.
Comme cette déformation est collée à notre origine même, ai je besoin de vous préciser qu'à cette insistance, celle consistant à ne pas avoir à l'esprit notre mort prochaine, nous avons quasiment à chaque génération rajouté autant de couches successives, souhaitant ainsi à ce niveau, même de façon bricolée, arrondir les angles de cet impératif là, pour lui conférer une allure à notre convenance, faisant que plus nous veillons à le faconner, plus lui nous façonne.
Pour tout probléme, on ne peut envisager d'en venir un tant soit peu à bout, sans prendre la peine de le diagnostiquer à ce point, qu'il vaut mieux quel qu'il soit, à nos conclusions à son sujet, même si elles nous paraissent judicieuses, rajouter encore et encore, ces analyses alors répétées qui les confirment.
Alors si vous adoptez, ce que je viens de vous indiquer, à nos façons de régir notre disparition prochaine, vous vous rendrez compte que cette pelote de laine là, pour en remonter le fil, ne détient plus une seule extrémité, mais qu'elle possède mille ramifications, détenant toutes la particularité de ne plus nous ramener paradoxalement à leur origine véritable, pour la raison simple est que ces options là nous imposent à leur tour des soucis qui semblent leur être propres et qui peuvent être considérés comme tel, si l'analyse qu'on leur oppose se contente de s'arrêter à leur signification de surface ou à leur fonctionnement, celui permettant leur entretien et leur existence.
Chaque probléme est en conclusion une réponse en instance à part entière, qui nous inflige une nocivité proportionnelle à nos incapacités à pouvoir y répondre, où pire encore, à ne pas conférer à notre ignorance à son sujet la reconnaissance qu'elle exige, en répondant malgré tout, quasi coûte que coûte, jusqu'à rajouter à cette forme de jusqu'au boutisme, une réponse pouvant servir au passage, non ce qui est vraiment, mais ce que l'on préfère croire ou imaginer.
Les religions en sont la parfaite démonstration, les réponses qu'elles formulent, ne se préoccupent pas de nos insuffisances à leur propos, elles passent allégrement outre, usant pour se faire de nos manies, en guise de validation, à coiffer ce qu'elles affirment avec autorité de ces décors de pierre qui sont chargés de les valider.
Rares sont ceux qui s'interrogent sur le poids de nos églises dans nos interprétations générales, existentielles, à l'égard même de ceux qui prétendent ne pas y croire, car ces représentations les contraignent à l'égard des hypothèses qu'elles insinuent à consentir à une opposition et il est quand même intellectuellement étrange, voir contre productif de devoir se défendre ainsi, sans avoir à l'esprit que ces revendications contraires, offre à cette éventualité, divine en l'occurrence, même par défaut, l'occasion particulière de pouvoir faire parler d'elle. Alors que par définition ce qui n'existe pas à ce point, dans le sens où en aucun cas, il n'est dans cette réalité de base qui nous à permis, immédiatement constatable, ne devrait pas avoir droit de citer.
Cette lutte pour se préserver de ce qui n'est pas, en plus de l'entretenir malgré cette réticence là comme hypothèse, nous coûte cette attention, valant alors que nous nous focalisions en priorité sur ce qui est.
6/
Il y à déjà quelques années, au cours d'un voyage, j'ai sympathisé avec un homme plus âgé que moi et lors d'un arrêt pour visiter en l'occurrence la cathédrale de Saintes en Charente Maritime, médusé par ce que des milliers d'individus avaient du consentir pour élever un tel édifice, le même personnage, le regard un peu perdu, me fit part de cette réflexion, souvent employée d'ailleurs, voulant que ceux et celles qui se sacrifièrent à ce point pour qu'un tel symbole impose sa présence, voir son omniprésence dans la cité, ne pouvaient pas ne pas être porté par un dieu existant, vraiment.
Cette réalisation, d'après les dires de cet homme n'avait pu s’avérer possible, seulement parce que la motivation qui la permis, au delà d'être celle des êtres humains qui l'épousèrent, fut celle de Dieu en personne, qui la leur communiqua. Dans l'esprit de cet homme, une telle volonté à l'image de sa traduction, ne pouvait déboucher en conclusion, sur une erreur fondamentale de même dimension.
Cette preuve de l'existence de Dieu tant recherchée, transitait ainsi par cette même obstination à vouloir, par tant de sacrifices lui rendre grâce.
Lorsque cet homme eut terminé sa plaidoirie en faveur de l'existence de Dieu, les arguments qu'il utilisa pour tenter à mon égard d'avoir gain de cause, produisirent un effet radicalement opposé, au point qu'ils eurent cette contenance, réservée carrément à ces propos qui parfois vous servent de facteur déclenchant.
Ceux-ci tout à l'inverse de ce qu'ils étaient censés produire en moi, me signifièrent tout au contraire que si Dieu existait en proportion de ces envies qui nous conduisirent jadis à bâtir des églises, convaincus à plein temps par son existence, au nom des preuves qui nous auraient alors occupé les yeux, selon une même absence d'interruption, maître absolu de la réalité, pour se distinguer en permanence à travers chacun de ses détails, l'idée d'une église, au nom de cette quasi domination de l'espace et du temps, par Dieu lui même, nous aurait apparue alors comme une idée aussi inutile qu'incongrue.
On ne s'acharne pas à dresser à coté de cette montagne qu'on vénère, une montagne de même genre pour la glorifier, que notre regard puisse en bénéficier nous contente, la consommation de sa seule présence pour être dans ce cas constatable, avec application et passion suffit a satisfaire les sentiments qu'elle nous communique.
Le besoin, à défaut d'être une envie de construire une montagne, s'initie chez ceux qui en rêvent parce qu'ils n'en détiennent pas, où surtout parce que le paysage avec lequel ils doivent composer ne les satisfait pas, en ne leur proposant pas ce que leurs souhaits réclament.
Puisque que la montagne que l'on revendique n'est pas, alors on se doit de la faire advenir, sans paraître se rendre compte, qu'elle n'existera pas d'avantage pour autant.
Pourquoi cette histoire, pour vous démontrer, en usant pour se faire de ce que les religions par définition représentent, que ces nécessités puisent en nous leur nécessaire pour prendre place dans la réalité, uniquement parce que la réalité, tel qu'elle s'impose à nos appréciations, génère une sorte d'insatisfaction aussi fondamentale que profonde.
Nous ne dressons pas des églises pour plaire à Dieu, mais pour contrecarrer cet aspect majeur et constituant par excellence, de nos vies, par lequel il est dit que nous allons vieillir et mourir.
Si l'existence humaine démontrée d'abord une quasi invulnérabilité aux soubresauts du hasard, si au delà d'être immortel, nous détenions l'opportunité de mourir, quand bon nous semble, pour obéir à cette conviction nous affirmant que nous avons suffisamment vécu et que nous n'existerions pas d'avantage à vivre plus longtemps, il n'y aurait pas plus d'églises que de temples ou autres mosquées
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Alors il est de bon ton de me faire remarquer que l'immortalité est une mauvaise idée, les traits d'humour ne manquent pas d'ailleurs à ce sujet, dont l'un des plus fameux, comme des plus répété, sous entend, pour nous en amuser, que l'immortalité justement, est encore plus insupportable qu'imaginée , surtout sur sa fin.
Il est facile de discréditer ce qui nous est refusé, de dire que la chose n'est pas enviable, qu'elle l'est d'autant plus qu'elle ne nous est pas permise.
Il est toujours bon de rire, quand on à plus la force de pleurer, ces larmes qui devaient s'échapper de nous, coulent à ce point autrement, qu'elles ne nous paraissent plus appartenir à ce chagrin immuable et fondateur, dont elles doivent leur origine.
Le rire est une joie contradictoire, produit d'une peine trop lourde, dont on veille à renversée la perspective, la preuve, cette manœuvre désespérée s'entend lorsque nous nous réjouissons de la sorte, car transpire dans nos éclats à ce sujet une absence de maîtrise caractéristique, semblable, exprimée autrement, lorsque dévoré par la peur, une panique trop absorbante nous pousse à fuir, d'une manière tout aussi désordonnée.
L'être humain incarne un genre de césure dans l'univers du vivant sur cette planète, à un tel niveau qu'il n'y à pas d'espèce semblable à nous, partageant un tant soi peu nos capacités sur le sol de cette terre.
Il semblerait que le Chimpanzé en terme d'intelligence, dans ce classement là, occuperait le seconde place . Nul doute, sans discréditait cet animal, qu'il saura sans trop de peine se servir de votre télécommande, intrigué par les changements de séquences qu'elle délivre et en simultané, ravi par le pouvoir qu'elle permet, en flattant de façon inconsciente, pour lui aussi, son égo.
Par contre si votre téléviseur tombe en panne, ne comptait pas sur lui pour qu'il opère les réparations nécessaires, ni qu'il travaille sur ce même plan à des évolutions techniques.
Entre lui, tous les autres et nous, il y à un monde, un pas de franchi, des capacités qui nous offrent de nous tourner de façon consciente vers ces deux données fondamentales qui composent notre dimension, à savoir l'éternité et l'infini, qui nous sont admissibles, sans être pour l'instant pleinement compréhensibles, mais au minimum parvenons nous à détenir en fonction de ce qu'elles nous communiquent une approche, forcée, car ils nous est impossible de ne pas les appréhender, nos yeux ouverts, notre esprit en marche, ces deux permanences se rappellent à nous, comme si en s'insinuent en nous elles nous révélaient notre seule vraie nature.
A partir de cette assimilation s'éveille en nous une formidable contradiction, une formidable dichotomie, nous offrant de détenir un entendement puissant à ce point, que ces dimensions là ininterrompues, touchant autant l'espace que le temps, puissent par nous être ressenties, tout en sachant, qu'à chaque instant, sous l'effet d'un hasard parfois puéril, bénin, nous pouvons nous éteindre à jamais.
Comment un esprit vivant, porteur d'une intelligence puissante, capable forcément d'une sensibilité proportionnelle, est susceptible de faire cohabiter en lui ses deux facteurs, foncièrement antinomique.
Comment gérer d'être tant et quasiment rien à la fois, comment pouvoir exister en se composant d'après les insinuations de ces deux dimensions sans fin et se sentir en simultané éphémère, sans consistance, fragile à la portée d'un rien, pour glisser à jamais dans le néant.
Comment après avoir goûté à une existence d'une telle envergure se résoudre à l'oubli, comme si la lumière permise était chargée de mettre en exergue cette obscurité catégorique promise, histoire, en usant des souffrances véhiculées par cette opposition cruelle, de dénicher par tous les moyens, pour que cette étincelle qui nous caractérise et par laquelle nous pouvons nous dire humain, perdure.
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Nos problémes aujourd'hui proviennent de nos solutions, parce qu'elles ne sauraient en être, pour ne pas détenir la faculté de pouvoir venir à bout de ce qui nous malméne.
Je m'explique, si vous possédez d'un soucis, quel qu'il soit, une analyse de départ juste, la solution qui s'en suivra, se distinguera par sa véracité et sera en proportion d'autant plus prompte à réussir à le régler.
Par contre si à l'égard de ce même soucis, vous veillez à vous amménager tous les dérivatifs possible, afin qu'il ne vous incombre plus les yeux, si la parade visée se cantomne à veiller à ce que vous ne l'aperceviez plus, attendez vous à de mauvaises surprises.
Si vous envisagez avant tout de rendre à ce déni auquel vous vous abandonnez à ce propos, tous les arguments possibles et les moyens voulus, pour qu'il disparaisse en porportion à votre esprit, jusqu'à ne plus en ressentir la présence dans vos interprétations, jusqu'à même parvenir à oublier cette abstraction, jusqu'au désir qui vous à valu d'agir ainsi. Alors, attendez-vous encore à ce que ces solutions ne soient en définitive qu'un entretien indirect, voir une opportunité d'expension, diablement efficace, capable en priorité et malgré vos attentes, de mieux servir la cause de ce que vous ne souhaitiez paradoxalement ne plus avoir à subir.
Formulé autrement, d'avoir voulu oublier à ce point que nous allions mourir à permis à la mort, par les mesures à ce sujet qui s'en sont suivies, de nous tuer de plus belle.
Quasiment toutes nos turpitudes, toutes nos ambitions, accompagnés des moyens chargés de leur donner corps, obéissent à leur tour à cette volonté de déni, à ce point ignorée qu'une immense majorité d'entre nous, si vaste qu'on pourrait quasiment parler d'unanimité, n'ont pas en conscience le pourquoi exacte de nos agissements.
Toutes nos actions ne sont au service que de ce que nous souhaitons ainsi à nous mêmes dissimuler.
Comme comparaison, cet imbroglio là , ressemble par son foisonnement actuel de directions, à un premier chemin de base, indiquant par ce qu'il est une sorte de cap primodial, pour être en capacité de pouvoir nous indiquer à nous même en simultané en l'empruntant, duquel on se serait détourné en veillant de surcroît à camoufler ces intentions là tout en les honorant, jusqu'à rajouter à ces trajectoires nouvelles de nouvelles trajectoires, jusqu'à perdre même par ces additions là, la trace de ce fameux premier chemin, jusqu'à ne plus pouvoir admettre non plus qu'il est pu seulement exister.
Notre peur de mourir détient une constance égale à ce premier chemin là, son influence de base s'est à ce point dilué dans nos initiatives que nous ne savons plus la percevoir pour ce qu'elle est, à l'image de ces individus à qui l'on sous entend, parce qu'ils témoignent à leur insu de ces comportements qui les signifient qu'ils sont tenaillés par une peur aussi maladive qu'inconsciente de la mort et qui réfutent avec une virulence symptomatique cette précision là, pour ne pas détenir justement les moyens de l'entendre.
Formulé autrement nous n'avons pas fui la réalité pour le seul plaisir de lui faire faux bond, c'est parce que cette dernière nous imposait comme elle continue de le faire un destin tragique, qu'à défaut de détenir d'autres échappatoires, nous avons, dépassé par ce qu'elle véhiculait en nous, céder à des parades aussi tragiques que ce qui nous les inspira, ce probléme impossible à régler se poursuivit à travers les speudos solutions que nous lui opposèrent en pure perte.
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En ce qui nous concerne peut-on parler d'incompatibilité notoire à ce que nous sommes, sommes nous, à ce point tragiques, que nous ne pouvons nous adapter carrément à ce qui nous compose, nous adapter, formulé autrement, à notre identité fondamentale.
Sur cette terre d'autres espèces affichent à leur tour des conditions de vie difficiles et ce qui les sauve, est qu'elle n'ont pas l'entendement voulu pour posséder ce recul qui leur permettrait d'avoir à leur propre égard une interprétation, mais cette absence, si elle leur épargne bien des souffrances, les prive aussi de toute évolution, car ici bas, bien entendu, on s'avère plus prompte à modifier par définition ce qui nous contrarie.
Le bonheur est une sorte d'état arrêté, qui annonce la fin de ceux qui s'y délectent, cette béatitude contrairement à ce qu'elle aurait tendance à laisser croire et souvent anonciatrice d'une fin de cycle.
L'être humain semble en fonction de la puissance qu'il laisse apparaître, beaucoup trop bref. En quelques sorte, en fonction de ce que nos arguments propres nous laissent entrevoir, ne pouvons nous pas dire de nous que nous restons à notre sujet, pour chacun d'entre nous, sur notre faim.
Nous passons à marche forcée de l'enfance à l'adolescence, puis de l'adolescence à l'âge adulte, puis la vieillesse nous atteint et s'amplifie, ne cessant à son tour d'apporter à nos états, à peine constatés, des modifications qui nous contraignent à une sorte d'interprétation de nous, permanente et rendue par la perte de nos forces toujours plus compliquée.
La vie humaine en fonction de ce qui la distingue, à savoir en priorité son intelligence, ses capacités d'analyses, n'est-elle pas trop expédiée.
A cela comme si cette brièveté n'était pas suffisante, notre plénitude se montre plus précipitée encore.
Il est de bon ton dans nos sociétés avancées de parler d'espérance de vie, mais à ce même sujet, on veille à se montrer moins éloquent, pour nous parler en autre, de ces quelques années si peu nombreuses, au cours desquelles, nous nous avérons à notre maximum, au cours desquelles surtout cette plénitude en question étouffe notre finitude, à ce point que lorsqu'elle s'éloigne nous la considérons comme une sorte de paradis perdu, comme une sorte d'état qui nous sied à ce point qu'il résonne en nous comme un appel ou une proposition.
Bien évidemment cette précipitation qui s'impose en nous n'est pas sans effet, paradoxalement, elle nous incite à nous précipiter à notre tour, au nom de cette panique inconsciente qui nous habite. Elle nous conditionne à deux réactions diamétralement opposées et qui s'avèrent toutes deux, contreproductives.
La première nous motive à renoncer quasiment à toutes initiatives, susceptibles d'aller au delà des habitudes prises. Cette résolution se repère chez certaines peuplades, qui veillent génération après génération, à reproduire leurs traditions, sans jamais les dépasser.
La seconde elle, témoigne d'une trépidation quasi hystérique, attachée en priorité à l'épisode suivant, celui en cours à peine établi, à peine consommé.
Dans les deux cas, ces extrêmes ne savent réellement nous convaincre, d'un bord, les uns sont vaincus par leur finitude, à ce point qu'ils n'entreprennent plus rien ou si peu, renonçant ainsi à leur potentiel humain.
De l'autre, on ne se montre guère plus vainqueur à ce même sujet, cherchant dans une sur activité épuisante de quoi s'occuper l'esprit par des impératifs, chargés de nous persuader, que ces pseudos priorités méritent leur titre, pour oublier cet ascendant fondamental que la mort détient sur nos vies, détient de façon plus conséquente encore, pour épouser autant de précipitations, quelles qu'elles soient, en pure perte.
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Souvent les philosophes tombent dans ce même piège répété, pour se sentir obligé, parfois, après avoir souligné un probléme de lui trouver une solution et finissent coincés dans ce que je nomme des soucis d'intendance.
La philosophie est histoire de pourquoi, non de comment, en règle générale, sa charge accomplie elle veille à passer le relais à la science.
D'ailleurs ces deux disciplines sont complémentaires, on le vérifie par défaut de nos jours, pour se rendre compte, que le comment faire à pris un ascendant à haut risque sur ce pourquoi on le fait. Notre monde, affiche un nombre trop important de démarches insensées, consenties une fois encore parce qu'elles nous occupent et qu'à leur tour, en leur rendant grâce, elle nous permettent de ne pas songer à cette dernière heure qui s'approche, inextricablement.
En ce qui me concerne, en tant que philosophe, je m'arrêterai au probléme, j'indiquerai comme l'exercice qui est le mien le préconise un pourquoi potentiel, qui me semble par définition fondateur, alors les scientifiques convaincus où pas par mes sous entendus, apporteront à ce moulin cet eau nécessaire, afin qu'il commence à tourner.
Souvent ai je écris au sujet de notre espèce que notre état par ses spécificités, à la fois étonnantes et exclusives, puisque qu'aucune race sur cette planète ne détient de quoi nous concurrencer, vaudrait qu'on dise d'elle, à la manière d'un intitulé, qu'elle n'est à présent plus faite pour mourir.
Après tout si l'on se décide à y réfléchir un minimum, la puissance du hasard ici comme ailleurs, par sa manie à vouloir user de toutes les opportunités, à combler tous les interstices, à emprunter toutes les directions sans exception, sans en ignorer une seule, à dénicher par cet absolutisme toutes les échappatoires possibles au moindre souci naissant, quitte à lui en imposer plusieurs, quitte même dans cette démarche pourtant bien intentionnée à ce que ces ouvertures démontrent une incompatibilité les unes avec les autres, il n'est pas étonnant alors de s'apercevoir que la mort en personne, se retrouve à son tour dans la ligne de mire du hasard.
A l'image d'un barrage, naturel ou pas, confronté à l'insistance de l'eau et à sa faculté à s'engouffrer dans la moindre faille aussi infime soit-elle, nous sommes nous autres humains, cette autre faille offerte au hasard, laissant entrevoir dans la mort elle même une opportunité de passage.
Toute cette lecture en conclusion ne raconte rien d'autre, nous sommes nous autres humains, sur le sol de cette terre, une ouverture vers une vie potentielle, pouvant être débarrassée du joug de la mort. A cette évidence, vient se mêler comme expliqué plus haut un rapport de force étrange, voulant que le positif offert à ceux à qui il est promis, soit proposé par le biais de son exacte contraire.
Formulé autrement la mort nous est douloureuse , pénible, insupportable, pour que justement, nous ne la supportions pas à ce point que nous décidions, avant toute ambition subalterne, d'en venir à bout.
Voila pourquoi aussi, en l'ignorant, en nous confectionnant pour mieux y réussir, autant de décors et d'histoires qui nous offrent de mieux ne pas en tenir compte, nous ignorons en proportion notre nature, humaine, devant être coiffée d'une appellation susceptible de la décrire et de nous servir en simultané de mot d'ordre, avertissant que nous sommes ici de ceux à présent, qui ne sont plus fait pour mourir.
Enfin voila pourquoi aussi ma philosophie dite du réel, ne contribuera pas à ce que vous vous sentiez mieux, voila pourquoi elle n'est pas une thérapie, une méthode pour parvenir à se faire plus heureux, un guide vous délivrant ces secrets utiles par lesquels on atteint une forme de béatitude.
Tout au contraire, elle vous indiquera le genre précis de ce combat général, premier, qui non seulement regarde notre race mais la définie.
Nous ne pouvons être humain est jouir au sens propre du terme de ce que nous sommes, en ne prenant pas en charge cette responsabilité, consistant à devenir un jour de ces êtres vivant qui ne meurt plus, où qui se décide à mourir lorsque cette terminaison confère à leur existence, ce point final alors décidé qui en l'achevant lui procure une sorte de cohérence absolue en la transcendant.
En se détournant de cet impératif nous nous détournons de nous et devenons alors, pour nous mêmes, comme il est facile de le vérifier, notre pire adversaire, pour ne pas dire notre pire ennemi.
Ici toute évolution passe par une lutte, cette lutte refusée alors une dégénérescence grandissante, exponentielle, s'empare de l'espèce qui de la sorte se sera reniée.
La mort de la mort est notre challenge, nous n'en disposons d'aucun notre, la mort de la mort, formulée autrement, est et doit être notre seule raison de vivre, si paradoxalement nous souhaitons, nous autres humains, réussir à survivre à ce que nous sommes.